ÉTAP' AU FESTIVAL D'AVIGNON : MES BONS PLANS BARS À BIÈRES LOCALES ET ULTRA LOCALES
Dernière mise à jour : 4 oct.
Avignon a levé son rideau rouge sous un soleil incandescent qui n’a pas prévu de faire relâche. On le sait l’alcool n’hydrate pas. C’est même tout le contraire. Alors quitte à boire peu, je vous propose de boire mieux. Voici mes lieux de l’intra-muros où on déguste des bières artisanales, vivantes comme les spectacles dans les théâtres et dans la rue, brassées par des artistes inspirés de la scène craft locale. Un festival !
L’Explo, 2 rue des Teinturiers
Un vrai spot ! En plus de proposer ce qui se fait de mieux en termes de bière artisanale, vous serez, en seul lieu un seul, immergé dans l’histoire d’Avignon et de son Festival.

L’esprit du lieu
L’Explo se trouve pile poil au croisement de la rue des Lices et de la rue des Teinturiers. Les Avignonnais l'appellent communément la rue des Roues, en raison de ses quatre roues à aube, vestiges d’une industrie textile disparue. L’eau de la Sorgue qui les actionnait autrefois y coule encore.
Le quartier est resté dans son jus, comme un décor de pièce en costumes avec sa rue pavée, ses platanes centenaires et ses bâtisses de pierre où l’on accède par de petits ponts comme le théâtre Benoît XII, haut lieu du Festival In (80e édition cette année). On est aussi au cœur du Festival Off (60e édition) avec les théâtres de la Tâche d’Encre et du Chien qui Fume pour ne citer que les plus connus.
Depuis sa création il y a tout juste dix ans, alors que les petites brasseries se multipliaient encore comme la levure dans les fermenteurs, L’Explo a su s’imposer comme un bar à bières indépendant, Explo…rant la production des microbrasseries du quart sud-est. Un vrai bar de quartier, investi dans la vie et l’économie locales.
Festif, joyeux avec en juillet, la pression qui monte et pas que dans les treize becs alignés derrière le bar.
Pendant le festival le spectacle est autant dans les théâtres que dans la rue. La terrasse nichée au pied du clocher de l’ancien couvent des Cordeliers est parfaite pour en profiter.
L’esprit n’a pas changé d’un iota quand les fondateurs, Gilles et Florence, ont décidé, il y deux ans, de passer la main.
Le scaphandrier, emblème de L’Explo, continue de buller devant son verre de bière. C’est tout juste si la comédienne qui hurle un « j’ai soif » sur son sous-boc, le tire de sa torpeur houblonnée.
Il faut dire qu’ils n’ont pas confié les clés à n’importe qui. C'est Thomas Leroux, le pape de la bière artisanale à Avignon qui a repris L'Explo avec son frère Morgan et leurs épouses Ludivine et Rachel.
Patron de La Comédienne, brasserie artisanale, indépendante et 100% bio qui a vu le jour en 2017, il a trouvé avec L'Explo l'endroit idéal pour faire la promotion de ses bières et de celles d'autres brasseurs qui cultivent les mêmes valeurs.
« On travaille en réseau avec des entreprises qui pour la plupart ont été créées il y a une dizaine d’années comme nous et qui sont dans la même démarche que la nôtre tournée vers l’écologie et le circuit-court » explique le brasseur.
Thomas Leroux est aussi l'initiateur d'un autre festival, dévolu aux brasseries indépendantes, en partenariat avec plusieurs commerces avignonnais dont les bars et bières de ma sélection. Il bat son plein depuis 2018. Cette année, il a rassemblé une quinzaine de brasseries majeures.
Les bières
Quand il n’est pas occupé par la gestion de sa brasserie située en périphérie de la ville, Thomas Leroux officie derrière le bar. Vous le reconnaîtrez facilement. Il cache son sourire derrière une barbe et des lunettes dont la forme n’est pas sans rappeler la molécule de maltose… pour peu que l’on se soit penché d’un peu trop près comme moi sur la chimie de la bière.
N’hésitez pas à vous faire conseiller. La carte des bières est vaste entre les treize pressions et celles différentes encore en cannette ou en bouteille stockées dans le frigo près de l’entrée. On vous dira tout sur les styles proposés, le pourquoi du comment de leur goût et de leur couleur jusqu’à deux ou trois choses indispensables à connaître sur les brasseurs.
Pour Thomas Leroux, la sélection est un vrai « casse-tête ». « On essaie d’avoir en permanence une diversité de styles pour répondre à la demande, de faire tourner aussi les brasseries dont on apprécie le travail, tout en ayant toujours le stock suffisant. »
En plus des bières estampillées La Comédienne brassées par Loïc qui le seconde à la brasserie, Thomas Leroux fait son choix au gré des rencontres et des affinités, dans un triangle qui passe par Toulon, Montpellier et Valence.
Certaines ont rejoint la famille des classiques de L’Explo : la Cèze, IPA de la brasserie nîmoise La Barbaude, toute première bière servie à L’Explo et la Triple Hot, au gingembre et sans gluten de la brasserie des Garrigues à Sommières.
On les retrouvera en juillet aux cotés de cinq références de La Comédienne : une nouveauté, la Gose Buster, bière saline mangue-passion, la Jean Neipa, moins amère et plus fruitée que sa grande sœur IPA alias L’Autre, une brune, la Sweet Stout et une Pils, la Lager des Mots.
La Pink Berliner à la framboise de chez Zoobrew, la Blanche Oustiti et l’Ambrée Saison des Amours de la brasserie gardoise des Garrigues font également partie de la sélection estivale. L’IPA de Bière de la Rade à Toulon et la Triple Lord Confister de Sulauze, autre brasserie fameuse installée à Miramas, complètent la carte.
L’Explo n’est pas sectaire et propose aussi du vin local dont le rouge Saint-Pierre d’Escarvaillac, unique domaine viticole d’Avignon.
Côté soft, on peut opter pour une ginger beer à la pression de la brasserie toulonnaise pré-citée. On peut aussi se laisser tenter par des kombuchas de chez Lökki et des jus de fruit des Pressoirs de Provence de Saint-Andiol, tout proche.
Pour les petits creux, même punition ! Du « quali » et du circuit-court : le pain bio de la boulangerie Bella Ciao, les fromages de la crèmerie Gilbert, deux enseignes de l’intra-muros, des charcuteries du Luberon, des tartinades de Local en Bocal, engagée dans l’insertion et la lutte contre le gaspillage alimentaire. Et pour les becs sucrés, les glaces végé Sÿba dont une crème glacée à la Neipa, parfum mangue… Je ne vous dis que ça !
L'Explo,ouvert 7j/7, de 12h à 1h.
Les Bulleuses, place des Corps Saints
Ze place to be ! Les Bulleuses c'est d'abord un bar à bières mais c'est aussi un bistrot. Sur la carte des bières, il y a les bières de brasseries artisanales autour et il y a les bières d'Émé, l'âme des Bulleuses.

L’esprit du lieu
« C’est là qu’on a envie d’être ! » Voilà ce que se sont dits Émé et Stéphane, patrons des Bulleuses, quand ils ont découvert la place des Corps Saints. Un sentiment partagé par plus d’un Avignonnais en particulier les artistes de la cité des papes.
On y accède directement des remparts par la porte Saint-Michel ou par les rues des Lices et des Trois Faucons, si on arrive de l’hyper centre. Spacieuse, un peu en retrait derrière le square Agricol-Perdiguier, elle ne manque pas d’attrait.
En juillet, les comédiens et le public du festival se mêlent aux habitués. On s’y retrouve aux terrasses des nombreux cafés-restaurants qui font la ronde autour de la fontaine. Elle distille un semblant de fraîcheur comme les quatre platanes centenaires toujours debout. Les hauts murs de l’ancien couvent des Célestins se dressent en fond de scène.
En moins de quatre ans, les Bulleuses a réussi à se bâtir une jolie réputation pour ses bières mais aussi ses vins nature, ses cocktails et sa cuisine de bistrot, tapas et plats travaillés avec du local, rien que du local ! Les patrons conjuguent leurs talents, du verre pour Émé, à l’assiette pour Stéphane. On peut déjeuner et dîner. Pendant le festival, le service est en continu. On peut même prendre un petit-déjeuner à l’heure où le quartier s’étire encore.
Et pourquoi les Bulleuses au fait ? Pour les bulles de la bière et du cidre et pour mettre un peu de féminin dans un milieu qui était, lorsqu’Émé s’est lancée, un peu trop masculin, avec des « barbus » pas toujours affables. Aujourd’hui, la clientèle des Bulleuses est faite de beaucoup de femmes. Et ça, quoiqu’elle se défende de tout esprit militant, Émé aime bien.
Les bières
Pour l’apéro ou pour accompagner un plat, moi c’est la carte des bières qui me fait de l’œil. Elles sont toutes de facture artisanale et soigneusement choisies par Émé qui connaît son sujet. D’abord parce qu’à l’origine, en 2019, les Bulleuses était une cave en ligne spécialisée dans la vente de bières et de cidres puis un bar à bières à Lambesc. Et parce qu’à force de sillonner les microbrasseries de la région et humer les parfums des brassins, Émé s’est mise au brassage.
À la carte, il y a toujours trois bières « maison », élaborées par elle avec le concours de Byup, très belle brasserie installée à La Roque d’Anthéron. Une collaboration amicale qui dure. « Je ne suis pas très calée en technique et chimie de la bière. Patrick, mon ami brasseur assure tout le processus de production. Sans lui je ne pourrais rien faire c’est clair. Mais je connais les houblons, les céréales, les malts. Ce sont mes recettes. Si vous goûtez ce que fait Byup, ça n’a rien à voir. On est dans un autre univers. » précise Émé.
Émé fait des bières qui lui plaisent, plutôt traditionnelles, pas clivantes, accessibles. « Je ne suis pas brasseuse. Je ne fais pas des bières pour affirmer l’identité d’une brasserie. Je veux simplement satisfaire ma clientèle quelle qu’elle soit. »
Pour les avoir goûtées, je peux vous dire qu’Émé et Patrick forment une fine équipe. Vous aurez le choix entre une Blonde au profil de petite IPA avec son amertume marquée et son aromatique sur les fruits tropicaux, une Blanche délicate sur l’orange zestée et le basilic frais, une Triple Ambrée, gourmande et chaleureuse à déguster lentement.
Émé propose ses bières à la pression ou en bouteille. Les étiquettes, très belles, sont signées par son mari Stéphane et par des artistes dont le dessinateur de bande dessinée, Didier Cassegrain, installé à Avignon
Un Stout de la brasserie La Petite Aixoise, une Sour aux fruits rouges et une IPA de chez Zoobrew sans oublier le cidre, complètent la carte des pressions.
Les Bulleuses, ouvert 7j/7, de 8h à 2h du matin.
Le Beer District, 4, place Nicolas-Saboly
Si vous cherchez un petit coin au calme pour siroter une mousse qui n’est pas que fraîche et sans trop vous éloigner du cœur du réacteur, le Beer District est tout indiqué.

L’esprit du lieu
Le Beer District fait partie d'un réseau de bars à bières créés sous l’impulsion de Gurubeer, gros distributeur de bières artisanales nationales et internationales basé à Montpellier. Des lieux qui fonctionnent en toute indépendante mais qui partagent le même concept : une carte de bières pression renouvelée régulièrement et qui fait la promotion des brasseries artisanales françaises et internationales.
A Avignon, Aurélien en est le patron depuis l’ouverture en février 2017. « Passionné de bières qui sortent des sentiers battus », il a fait de son bar un peu le lieu dont il rêvait quand il étanchait sa soif de découvertes à la Centrale des Bières, entre Le Thor et L’Isle-sur-la-Sorgue. Une vraie caverne d’Ali Baba qui existe toujours où on peut en effet chiner et déguster des pépites issues des meilleures brasseries craft, traditionnelles ou historiques d’un peu partout… Avis aux amateurs qui ne reculeraient pas devant une échappée bières dans le Luberon.
Même par temps de Festival, le Beer District est relativement épargné par le tohu-bohu ambiant, en particulier sur la place de l’Horloge et la rue de la République pourtant à deux pas.
Sa terrasse n’est pas très grande mais elle est confortable et on n’est pas sur la rue qui de toute façon, comme l’ensemble de l’intra-muros est interdit aux voitures, pendant le festival. On peut aussi préférer l’ambiance pub de la salle du bar plus spacieuse. L’occasion de découvrir l’univers de l’artiste peintre Chab’r exposé régulièrement par Aurélien.
Le Beer District met en stand-by ses animations habituelles pour l’été mais des scènes ouvertes qui font écho aux spectacles du festival (la prochaine est le 17 juillet) et des concerts sont programmés. À surveiller sur ses réseaux.
Les bières
Entre 50 et 80 références dorment au frais dans le frigo et surtout, il y a les pressions, quatorze au total. « L’idée c’est de la faire évoluer régulièrement pour le plaisir de la découverte, coller aux tendances du moment tout en respectant une ligne qui moi me plaît » explique Aurélien. « J’essaye d’avoir en permanence trois IPA à la carte. Une IPA assez classique, une Neipa plus sur l’aromatique et à l’inverse une West Coast IPA ou une double IPA avec une amertume tranchée, un profil plus complexe. Pareil pour les Ambrées et les Blanches. J’en propose toujours deux, une assez classique et une autre plus originale. »
Les brasseries françaises côtoient les brasseries internationales et régionales. Au côté de l’incontournable Prizm, grosse brasserie basée à Vendargues dans l’Hérault qui n’a pas perdu son âme craft, on retrouve des brasseries plus petites mais aussi grandes par le talent : Le Détour, La Malpolon, Sacrilège toujours dans l’Hérault, un département sur lequel, décidément, les bonnes fées de la création brassicole se sont penchées.
Bulles de Provence à Aix-en-Provence ou encore Les Brasseurs de la Jonte à Gatuzières en Lozère font aussi partie des choix d’Aurélien. Pour le nolo, entre quatre et huit références sont disponibles en bouteilles et cannettes.
Aurélien a veillé pour juillet à privilégier des bières désaltérantes parmi lesquelles des petites pépites de chez Prizm, la Blanche Lime Basilic de la brasserie Azimut à Bordeaux, des IPA++, des Stouts légers, des bières typées belges, des Extra Pale Ale, nouveau style malté et juteux à la fois, peu alcoolisée, comme la Lightbulb de la brasserie anglaise Verdant Brewery.
Pour accompagner les bières, on peut bien-sûr grignoter en mode snacking : des planches de charcuterie et de fromages de la Laiterie Gilbert, des tapas et des frites maison.
Le Beer District, ouvert 7j/7, de 17h à 1h30.
Le Beer Garden, 2, rue Portail Matheron
Un circuit de dégustation en libre-service où ce sont les brasseries qui changent, pas les styles, des plus ou moins sages, classiques, complexes, locales et artisanales.

L’esprit du lieu
L’esprit du lieu c’est d’abord Valérie. L’Avignonnaise est passée de la coiffure à la bière, initiée par sa fille qui lorsqu’elle était étudiante à Paris, l’entraînait à la découverte des bars à bières artisanales de la capitale. « C’est comme ça que j’ai appris à aimer la bière et que j’ai eu envie, à un moment où j’avais fait le tour de mon premier métier, d’ouvrir le mien. »
Un endroit là encore qui ne se résume pas aux nombreuses pressions que l’on peut déguster. C’est un vrai bar de quartier qui participe à l’identité de cette petite rue et qui fait la jonction entre la rue Carnot et la Carreterie restée vivante grâce à ses nombreuses boutiques et commerces de proximité : restau, café, boulangerie, primeur… comme on en fait plus beaucoup.
Une dynamique qui s’emballe le samedi matin avec le marché et tout juillet.
L’esprit du lieu c’est aussi Christophe formé à la zythologie (l’équivalent de l’œnologie pour le vin) et ce n’est pas si fréquent. Pointu sur les différents styles, il pourra aussi vous orienter sur les accords mets et bières si vous vous laissez tenter par une planche.
Au menu, pain au levain de la boulangerie Mimi d'à côté, fromages de chez Gilbert qui fait décidément l’unanimité, charcuteries de la Maison Feste et tapenades vegan de Serge Olive, commerçants aux Halles.
« Le Beer Garden c’est la continuité pour moi de la maison. C’est la famille, les amis. C’est important que les gens puissent se retrouver, partager » indique Valérie. Et c’est bien l’impression que l’on a quand on s’installe au Beer Garden. Les clients se croisent, se donnent des nouvelles, reprennent une discussion interrompue la veille ou se renseignent sur les prochaines animations.
Les soirées karaoké le mardi et Dj le jeudi sont maintenues pendant le festival. Des concerts sont également prévus. Avancez-vous !
Les Bières
Les bières sont en libre-service. Le concept découvert par Valérie chez Beer O’Clock à Annecy est assez répandu en Espagne, unique à Avignon. Avec une carte prépayée à la caisse, on choisit le style, le nombre et le volume. On peut aussi goûter avant de valider. Les bières sont décrites sur un petit écran à côté de chaque pompe et au besoin, Christophe n'est jamais bien loin.
Sur ce circuit de dégustation, ce sont les brasseries qui changent, pas les styles, des plus ou moins sages, complexes, inventives, provenant de brasseries locales et moins locales, artisanales et moins artisanales.
J’ai retenu la Belgian Kriek, Blanche combinée à un jus de cerise de la brasserie belge Lefebvre, la Col des Tempêtes, Ambrée et la Sommet, Blonde au miel toutes les deux en bio brassées par La brasserie artisanale du mont Ventoux à Carpentras, la Moonline, une Hazy double IPA de chez Outer Range, brasserie américaine qui s’est trouvé un pied à terre à Sallanches en Haute Savoie, la Sciences Occultes, Noire à l’avoine de la dijonnaise Elixkir, ou encore la Slash Mango de la brasserie alsacienne Licorne.
Il y a aussi LA bière du moment, la World Cup Neipa « Ramenez la Coupe », brassée aux couleurs des Bleus par Fauve, brasserie d’origine montpelliéraine qui joue aujourd’hui en National.
On n’oublie pas le frigo et sa grosse sélection de craft avec ou sans alcool, et trois pressions permanentes servies au bar en mode Happy hour : la Pils tchèque Bavaria, la Blanche classique de chez Fauve et le cidre irlandais Magners.
On n’oublie pas non plus le soft et les amateurs de vins et de cocktails. Valérie met un point d’honneur à soigner son offre. « Ce n’est pas parce qu’on est un bar à bières que l’on doit négliger les personnes qui ne l’apprécient pas.».
Le Beer Garden, ouvert de 16h30 à 2h.
Bonus
Plus d’un théâtre improvisent une buvette avec terrasse dans une cour, un bout de trottoir ou de place ombragés. On n’est pas à l’abri d’une belle découverte...
La Lupulus à la pression au Théâtre des Doms
Situé derrière le cinéma Utopia-La Manutention, rue des Escaliers Sainte-Anne, le théâtre des Doms, vitrine de la création artistique belge sous toutes ses formes, a ouvert L’Escalier, un bar-restaurant tenu par Virginie Bol et Philippe Goffart, gérants de taverne dans la région de Mons. On peut y boire tout juillet la fameuse Lupulus. Elle est disponible à la pression, chose assez rare pour être remarquée.
Les bières du Ventoux à La Scala
Deux bières de la brasserie artisanale du mont Ventoux à Carpentras, la blonde et l'IPA, figurent en bonne place sur la carte des boissons du point restauration du théâtre La Scala situé face au village du Off, rue Pourquery Boisserin.
L’Améno au Café Reymond
Situé place des Carmes où se croisent les publics du In et du Off, le Café Reymond, une brasserie en réalité, soigne tout particulièrement sa carte des vins. Mais elle propose aussi à la pression, une Blonde de la microbrasserie Améno installée à Camaret-sur-Aigues près d’Orange. Un autre gage de bon goût !
La Comédienne au Village du Off
Dans la cour de l’école élémentaire où il prend chaque année ses quartiers, le Village du Off installe sa buvette où l’on peut se restaurer et goûter à la bière officielle du Festival qui n'est autre que celle de La Comédienne. « Une blonde estivale avec du goût » foi de brasseur. On peut la déguster à la pression, notamment le soir lors des concerts du Son du Off, un festival dans le festival consacré aux musiques actuelles, en accès libre et gratuit.
Extra-muros, dans les rayons du V and B
Toujours à Avignon mais en dehors des remparts, l’enseigne V and B, installée près du centre commercial Mistral 7 (direction Cavaillon), est un reflet assez complet de la production brassicole nationale et internationale. Pour autant, Kevin, le responsable ne boude pas la création ultra locale, réservant quelques mètres linéaires aux bières des Ouailles du Luberon, de La Comédienne et d’autres microbrasseries qui comptent autour d’Avignon comme Soif de Provence dont on retrouve l’IPA, côté bar, aux côtés de La Débauche et autre Queue de Charrue.


